Notes 2026 – Premier trimestre

-Le problème dans la société ce n’est pas d’être gentil, c’est d’être gentil sans être ferme.-christophe André


-La liberté n’est pas ce que tu imagines, c’est ce que tu assumes de payer en responsabilité, solitude et incertitude: “La liberté, c’est le choix de ses contraintes.” — Jean-Louis Barrault.


-L’action précède l’information, jamais l’inverse.
“Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas ; c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles.” — Sénèque


-« Ce n’est pas que nous disposions de très peu de temps, c’est plutôt que nous en perdons beaucoup. »— Sénèque


-Syndrome de l’imposteur
Se sentir illégitime malgré les faits est un refus de reconnaître la réalité. Les preuves comptent plus que le récit interne.
“Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements qu’ils portent sur les choses.” — Épictète


-Gagner beaucoup n’est pas immoral ; refuser sa propre capacité à créer de la valeur l’est davantage. L’inconfort vient d’une permission non accordée, pas d’un manque de mérite.


-L’exécutant optimise ce qu’on lui donne. Le décideur choisit ce qui mérite d’exister — et en paie le prix.


-“On devient ce que l’on fait de manière répétée.” — Aristote (idée centrale de l’Éthique à Nicomaque)


-Ce n’est pas l’échec qui fait peur, c’est le fait d’être vu en train d’essayer. Mais personne de solide n’est né invisible.


-“Celui qui a un pourquoi pour vivre peut supporter presque n’importe quel comment. ” — Nietzsche


-“Nous sommes souvent plus effrayés que blessés ; et nous souffrons de l’imagination plus que de la réalité.” — Sénèque


-“La victoire sur soi est la plus grande des victoires” — Platon (idée récurrente chez les stoïciens)


-« Est-ce que je vis à la hauteur de mes capacités ?”
Cette question ne disparaîtra jamais tant que tu n’agis pas à la hauteur de ce que tu sais pouvoir porter. L’éviter coûte plus cher que d’y répondre.
“Deviens ce que tu es.” — Nietzsche

La compétence vie par les médiocres

Les médiocres pensent que la compétence émane de la formation. Que seule la formation est la voie de la légitimité. C’est le propre de ceux qui ne font rien dans la vie et ne comprennent pas la mécanique de l’excellence et de la maîtrise.

Cette croyance montre non seulement leur incompréhension, mais trahit leur lâcheté face à l’action, car n’oublions pas que faire, c’est prendre un risque.
Ce que ces gens font, c’est se cacher derrière la formation pour avoir un titre ou un statut sans assumer la responsabilité. La formation sans l’action donne accès à une étiquette, un trophée sur papier, mais reste néant dans la vie.

Nous avons tous l’exemple de l’éternel salarié dans son entreprise qui n’agit pas, ou ne prend pas l’initiative sous prétexte qu’il n’est pas formé pour accomplir la tâche en question.

Cette posture relève finalement de l’infantilisation : chercher la formation, c’est chercher la validation, et chercher la validation, c’est demander la permission. Demander la permission comme un élève à son professeur, comme un enfant à ses parents, comme un esclave à son maître.

Ceux qui sortent de la masse, ou du moins qui se battent pour en sortir, ont compris que le seul moyen de maîtriser son art, c’est par l’action répétée et par l’itération. C’est l’action qui crée l’information, et non pas l’information qui crée l’action.

En théorie, c’est facile à comprendre, mais plus difficile à accepter, car la conséquence de cette vérité, c’est l’exposition. Cela implique d’agir dans un premier temps sans savoir, et d’accepter de passer pour un débutant le temps d’apprendre, et d’apprendre encore jusqu’à devenir un expert.

Qui est prêt à assumer cette responsabilité ? Qui est prêt à prendre des décisions publiquement, sans légitimité reconnue, et finalement à faire tout son possible pour garantir une issue favorable ? Il faut quelque chose de héroïque pour avancer dans ces premières étapes, avec un bruit de fond, en s’engageant à livrer le résultat attendu.

Dans le monde professionnel, cela revient à apprendre sur le terrain sans avoir suivi de formation, ou alors juste le pré-requis nécessaire donnant accès à la pratique. Je pense notamment à ceux qui m’opposeront la médecine comme contre-argument. Je leur répondrai que la formation dans le cursus de médecine est une sélection qui permet de trier qui est apte à passer à l’étape de la pratique pour apprendre vraiment.

Si vous n’en êtes pas convaincu, je vous invite simplement à penser à votre réaction le jour où, aux urgences, la personne qui vous prend en charge est un interne.

Un débutant avec une formation pourra toujours brandir le titre accordé par sa formation pour justifier sa légitimité ; s’il est honnête avec lui-même, il saura que ça ne vaut rien.

Après avoir rejoint le monde professionnel, à l’issue de mon diplôme d’ingénieur, je ne comprenais rien et ne pouvais me reposer sur aucune équation apprise à l’école pour résoudre le moindre problème. Être confronté à un chantier et à des anciens m’a donné les clés pour construire une compétence. Appliquer, avec plus ou moins de succès, des principes que j’ai trouvés dans des manuels à la volée pendant un projet, en dehors des « heures de travail », demander la marche à suivre à des sachants avant de la reproduire, prendre des décisions catastrophiques et assumer de les corriger sont mon véritable diplôme.

Celui qui veut devenir bon ne doit jamais se tromper sur la valeur de sa formation académique. Plus le diplôme est difficile, plus il donne accès à un terrain qui ne pardonne pas. C’est uniquement un droit d’accès. C’est le moyen qu’a trouvé la société pour ne pas laisser n’importe qui jouer à l’apprenti sorcier sur une table d’opération ou dans une armoire électrique.

Après avoir dit tout cela, il est essentiel de préciser que la formation n’est pas le problème. En faire une condition à l’action en est un.

Selon la vision que vous avez, vous êtes soit un esclave, soit un entrepreneur.

Les Multiples couches du fardeau

La vie est simple au premier abord, la société ajoute des couches de complexité : école, administration, conventions …
Je les accepte plus qu’on me les impose. Je dois me discipliner davantage à cet égard.
Je dois me forcer de questionner mes choix afin qu’il soient le reflet de ce que j’attends de moi et pas ce que les autres projettent. Ces choix seront maintant discuté entre moi même et moi même par écrit sous forme de courtes notes à la manière des penses de Marc Aurel.

Je suis capable de génie et de médiocrité, pour amplifier le premier et faire taire le second il faut que je pose par écrit l’analyse de mes faits et gestes sur une base quotidienne.

Par exemple, j’arrive à envoyer chier des clients comme un mec dans une grosse boîte ne le ferais jamais. J’accepte l’incertitude de mon statut d’indépendant. Mes amis sont éparpillés à des milliers de kilomètres. Quand on me demande d’où je viens, je ne sais pas quoi répondre. Tout ça me coûte de l’énergie certes mais pas autant que d’avoir une mauvaise image de moi. Je suis capable de courage et je dois honorer ces instants.

En revanche j’observe encore des comportements que j’adopte pour plaire aux autres et me fondre dans le moule comme rassurer mes interlocuteurs sur mes propos après être allé trop long dans l’exposé de mes idées alors que ces dernières semble Marginales. Quand je sors trop du cadre et que je me retrouve seul face au monde j’ai peur et je souhaite faire marché arrière, je souhaite que l’on me rassure. Je m’interdit  parfois de dire le fond de ma pensée en Réunion ou de ne pas mettre une chemise pour paraître pro car je n’assume pas pleinement et dans toutes les situations mon identité. J’ai peur d’être jugé et d’être rejeté.
Je suis en proie aux lâchetés et je dois punir et corriger ces comportements.

Parfois je lève la tête et je souffle et je me dis à quoi bon, quelle énergie perdu à faire semblant. Je pourrais faire ce qu’il me plait, le monde est vaste et pourtant je m’enferme moi même dans un bocal.
J’agis encore trop par peur du rejet et ça reste un frein à mon évolution.
Je dois questionner mes choix sur une base quotidienne, je pense déjà être au dessus de la moyenne mais loin du peleton de tête des véritables penseurs indépendants.
Je dois être plus lucide et avoir plus de recule au quotidien, les actions automatiques je fini pas les regretter.
La vie peut être aussi amusante qu’un jeu. Parfois je m’en souviens et ça me simplifie tout. Cette pensée viens encore trop aléatoirement, je dois corriger cela en y en pensant chaque matin comme une prière : » La vie est un jeu, elle est trop éphémère pour se contraindre inutilement ».

Quand j’ai créé mon business j’ai refusé les carcans, quand je suis parti vivre ailleurs aussi. Des éclaires de lucidité j’en ai eu et j’en aurais encore. Mais je ne veux plus qu’ils soient le fruit du hasard. Il doivent venir régulièrement et cette « prière » m’aidera à encrer cette idée.

Leçons de vie, de mort et d’amour

Quelques extraits du livre traitant de la biographie de Bernard Tapie : Leçons de vie, de mort et d’amour de Franz-Olivier Giesbert.

Tout ce que j’ai fait, c’est toute l’histoire de ma vie, je n’aurais jamais pu le faire sans les autres.

Les champions ne s’arrêtent jamais. C’est même à ça qu’on les reconnaît.

[…] je me disais qu’il ne fallait pas que je reste un employé si je voulais continuer à vivre ma vie comme j’en avais envie, en bossant et en me marrant en même temps…

Quand tu fais un effort physique et que tu n’en peux plus, c’est que tu viens d’arriver à la barre des 50 %.

[…] il faut toujours prendre ses précautions et tout bordurer pour ne pas laisser aux gens la tentation de mal se comporter.

« Pour s’améliorer, disait Churchill, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut changer souvent. » «

Quand tu innoves, t’as tous les connards contre toi, c’est normal ! »

Comme dans toutes mes boîtes, je ne cherche pas à faire plaisir, je dis les choses crûment et, en même temps, j’apprends, je change facilement d’avis.

Dans toutes les décisions de ma vie, l’irrationnel compte parfois beaucoup plus que le rationnel.

L’une de mes grandes chances est d’avoir subi l’injustice, mais, au lieu de m’anéantir, elle m’a galvanisé. J’en ai éprouvé la haine de l’establishment, ces nantis de la noria de la finance. Je les vomis parce qu’ils sont lâches, égoïstes et pas très intelligents.

Les personnages formatés […] ont tous quelque chose de scolaire, d’étriqué. « Même quand ils semblent avoir toutes les qualités, […] , il leur manque la principale : la force d’âme, de caractère, qui fait les grands. Ils sont fragiles, ils n’ont pas de coffre, ils perdent vite leurs moyens.

Je sais que je vais épater tout le monde en montrant ce qu’on peut faire sur un dossier qui est très mal engagé.

Quand j’arrivais dans un nouveau milieu […] je ne jouais pas le jeu, comme si je ne voulais pas me laisser contaminer par ses habitudes, ses conformismes.

Mais il est vrai qu’on ne m’ouvrait pas non plus les portes. Les journalistes et les magistrats de cette espèce se disent qu’ils ont largement les qualités intellectuelles des dirigeants qu’ils interviewent ou interrogent. Mais comme ils n’ont pas eu les couilles de sortir de leur routine, ils te font payer pour la vie qu’ils n’ont pas eue et croient avoir méritée.

Si elles ne l’atteignaient pas, Tapie n’aurait pas eu besoin de déclarer sans cesse qu’il n’était pas touché par l’espèce de campagne de presse permanente contre lui : il n’était pas seulement plein de larmes, comme on l’a déjà dit, mais aussi d’une sensibilité hors du commun. Par moments, il me semblait qu’il saignait de partout.

Mais qu’est-ce que tu t’emmerdes à vouloir faire le processus normal, conseiller général, député, ministre, tout ça ! Bernard, ils vont te tuer. — Et toi, alors ? — Moi, je ne laisserai pas au système le temps de réagir. Je grillerai les étapes, je passerai directement à l’élection majeure, pour la présidence du Conseil, sans prendre le risque de trébucher lors des étapes intermédiaires. — Moi, je veux être maire de Marseille. »

Tapie dit comprendre tous ces magistrats ultra-politisés qui ne s’attaquent quasiment qu’à la droite : « Ces gens-là ont fait des études très poussées et, quand ils rentrent chez eux, ils ont sous le bras des dossiers sur lesquels ils doivent travailler le soir et le week-end. Tout ça pour un salaire de merde, comparable à celui du sixième collaborateur de l’avocat qu’ils ont en face d’eux !

« Il y a des services si grands qu’on ne peut les payer que par l’ingratitude », disait Alexandre Dumas. « Le succès, dit un proverbe japonais, c’est tomber sept fois, se relever huit. »

Faisons tous en sorte que notre vie soit la plus belle possible, mais, de grâce, ne nous prenons pas la tête avec la mort qui était prévue le jour de notre naissance, MEEERDE ! »

Améliore ça !

Diagnostique

Je bascule vite du doute à la confiance car ma  charge émotionnelle est mal gérée. J’ai un problème de régulation émotionnelle.

La peur du jugement constitue chez moi un verrou central. Depuis toujours j’ai subi un conditionnement de “bon élève”: école, famille, amis. L’impact est énorme sur l’assertivité et la confiance.

Mon identité semble être en régime transitoire et non stabilisée. Je suis situé entre deux versions de moi (ancien salarié / nouvel entrepreneur).

J’ai une faible tolérance a l’inconfort ce qui crée un évitement et une procrastination émotionnelle.

Ma narrative interne est négative
: Auto-dévalorisation, autosabotage silencieux. Je me raconte que je suis un imposteur.

Les priorités absolues

1-Il faut que je désactive ma peur du regard des autres. C’est la racine du mal. Tout le reste découle de là.

2-Il faut que je stabilise mon identité et ma narrative interne pour supprimer les montagnes russes émotionnelles.

3-Je dois muscler ma tolérance à l’inconfort et ma régularisation émotionnelle. C’est ce qui arrête l’évitement et me donne une colonne vertébrale.

Allez tous vous faire enculer

Le regard des autres c’est un bruit de fond qui ne dure pas. Ce qui dure c’est le fait de mettre plié en quatre pour faire plaisir a quelqu’un que je ne respecte pas, ou encore pire qui ne me respecte pas.

La honte ne vient pas du jugement mais de la soumission.

Bouge toi

L’action précède l’information. Faire c’est évoluer, faire c’est aprendre mais surtout faire c’est devenir. N’ai pas honte de faire pour la première fois ni de te tromper. Seule ce qui font commetent des erreurs.

Il y a ceux qui font et ceux qui jugent. Ceux qui jugent n’ont rien a faire sur ma trajectoire.

L’identité

Je suis ce que je fais et j’ai déjà fait. Je ne suis pas ce que mes émotions me dictent.

J’ai déménagé deux fois a l’international pour refaire ma vie sans demander la permission a personne.

Je me suis lancé dans l’immobilier et les travaux… sans demander la permission a personne.

J’ai fui ma condition de salarié monté ma structure …sans demander la permission  a personne.

Voici encore quelques exemples de ce que j’ai fait sans demander la permission a personne: gagner un prix en photo, faire du ski de fond et m’inscrire à une compétition de biathlon, acheter un pirogue et naviguer dans la jungle, faire de la voile en mer et passer mes permis bateau…

L’attitude

Chaque jour je dois aller vers une action inconfortable mais utile à mon bonheur.

S’il faut je dois y aller en force même si mon cerveau me dit non, même si je suis entrain de me faire dessus.

Je n’attends pas d’être bien pour agir.

Compétence technique et sécurité de l’emploi.

Une incompréhension profonde persiste autour de la notion de sécurité de l’emploi.
Beaucoup pensent que le CDI est un gage de stabilité. En réalité, la véritable sécurité ne repose pas sur un contrat, mais sur la compétence.

Plus une compétence est utile, rare et recherchée, plus elle donne à celui qui la maîtrise une forme d’indépendance durable. À l’inverse, un CDI n’est qu’une illusion de sécurité : rien n’empêche une entreprise de se séparer d’un salarié, même après 15 ans de bons et loyaux services.

Prenons un exemple : un manager sans compétences techniques, ou pire encore, une fonction support déconnectée de la production, peut très bien être licencié du jour au lendemain. Une fois dehors, il devient peu attractif sur le marché de l’emploi. Son poste, souvent lié à une organisation interne, est difficilement monnayable en indépendant, car il ne répond pas à une demande directe du marché.

À l’inverse, un soudeur, métier manuel souvent sous-estimé, peut perdre son poste, mais retrouvera rapidement un emploi. Son savoir-faire est concret, visible, immédiatement utile. Il peut même créer sa propre structure. Et avec un minimum de compétences commerciales — relativement faciles à acquérir lorsqu’on vend un service réellement utile — il n’a plus besoin d’intermédiaires pour trouver des clients.

Le savoir spécifique vaut toujours plus que le statut.

Un ingénieur qui souhaite se libérer de la dépendance salariale a donc tout intérêt à cultiver son expertise technique, à se perfectionner, à devenir incontournable dans son domaine.
Ce n’est pas le titre qui protège ou émancipe. Ce sont les compétences tangibles et monnayables.

Enfants, prison dorée : chronique d’une aliénation moderne

On ne fait plus des enfants. On s’enchaîne.
Sous couvert d’amour, on s’enferme. Sous prétexte de transmettre la vie, on abdique la sienne.

Dans la société moderne, avoir un enfant, c’est signer un contrat invisible : « Tu seras à moi. Tu renonceras. »
À quoi ? À ta liberté. À ton sommeil. À ton énergie. À ta spontanéité. À ta marge de manœuvre.

Le couple devient une PME sous tension. Deux salariés, deux agendas pleins, une seule vie à gérer. Et le gosse là-dedans, c’est le troisième associé, celui qui impose sa loi. Chaque jour, c’est une course. Chaque semaine, un sprint. Chaque moment de calme est payé au prix fort.

Un ami, jadis libre, flamboyant, m’a dit un jour avec les yeux cernés : « Je pourrais pas faire comme toi. J’ai deux enfants, faut assurer. »
Traduction : « Je suis pris au piège. »
Les enfants deviennent les chaînes parfaites. Plus solides que n’importe quelle politique de contrôle. L’État n’a même plus besoin de répression : il te tient par l’instinct de parent. Finies les démissions salvatrices, les départs vers l’inconnu, les reconversions radicales. Tu restes là, tu subis, parce que t’as des bouches à nourrir.

Et même quand tu t’es libéré du salariat, la cloche retentit à nouveau. L’école devient ton nouveau maître. Tu croyais t’en être sorti, mais non : dépôt à 8h15, récupération à 16h30. Oublie les journées souples, les projets qui débordent, les matins calmes. L’enfant est un métronome impitoyable.

Regarde les villes à l’heure de pointe. Les bouchons ne mentent pas : tout le monde a les mêmes horaires. Des files entières de parents au bord du burn-out, les nerfs tendus, les visages fermés, chacun déposant sa progéniture à la même heure, au même endroit. C’est une angoisse. Une mise en scène de masse. Une pièce de théâtre morne où les figurants rejouent tous la même scène.
Moi ? Je refuse ce rôle.
Je ne suis pas un figurant dans cette petite vie minable, standardisée, réplicable à l’infini. Je ne vivrai pas sous la dictature des sonneries de cour d’école.

Et pendant ce temps, les amis sombrent. Ceux qui brillaient, qui avaient de l’élan, de la folie douce dans les yeux… ils ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Sortir prendre un verre ? Un enfer d’organisation. Il faut désigner qui aura le droit d’y aller ce soir-là. Jamais les deux. L’autre reste à la maison. Ils arrivent en retard, repartent tôt, la voix lasse, l’énergie absente. Ils ne vivent plus, ils tiennent.
Ils répètent que ça vaut le coup. Mais quand je les regarde, je vois surtout qu’ils essaient de s’en convaincre pour ne pas s’effondrer.

On peut tout justifier. L’amour, la transmission, la filiation. Peut-être que c’est vrai, peut-être que ça sauve de quelque chose. Mais ce que je vois, c’est une génération sacrifiée sur l’autel de la conformité. Une génération qui confond le devoir avec l’annulation de soi.

Je ne juge pas. Mais je refuse.
Je refuse de m’agenouiller devant un idéal qui me broie. Je refuse de sacrifier ma vie sur l’autel des conventions.
Si un jour j’ai un enfant, ce sera sans m’oublier. Sinon, à quoi bon transmettre la vie si c’est pour la vivre à moitié ?

Attitude face aux défis

Les défis ? C’est ton terrain de jeu !

T’es ingénieur/entrepreneur ? Alors oublie les excuses et prépare-toi à dominer chaque situation. Les problèmes techniques, c’est ton pain quotidien. Mais écoute bien : les mecs moyens se plaignent, les gagnants foncent et résolvent. Décide maintenant d’être le genre qui fracasse les obstacles au lieu de les subir. Transforme chaque coup dur en tremplin. Frappe fort, avance sans hésiter. C’est ça l’attitude d’un vrai pro.

💡 1. Garde ton sang-froid et reste factuel

Les imprévus te tombent dessus ? Tant mieux ! C’est le moment de montrer que t’es pas là pour rigoler. Pas de panique. Jamais. Tu respires, tu poses le problème, et tu réfléchis. Les pros ne se noient pas dans le stress, ils le transforment en énergie brute.

Astuce : Quand un problème se pointe, hurle dans ta tête : « Allez, ramène-toi ! Je vais te démonter. »


🗣️ 2. Communique avec transparence et assurance

Pas de blabla. Quand tu parles, sois carré. Les clients veulent sentir que tu maîtrises la situation. Montre que tu sais ce que tu fais, même si tu n’as pas la réponse tout de suite. Assure comme un leader, ça rassure tout le monde.

Exemple : « Je prends ça en charge. Je vérifie et vous reviens avec une solution. Pas d’inquiétude, je gère. »


🔍 3. Prends du recul pour éviter la précipitation

La précipitation, c’est le piège des amateurs. Les vrais pros, eux, prennent le temps d’analyser avant d’agir. Un coup bien placé vaut mille actions hasardeuses. Donc, pose-toi, réfléchis, et frappe là où ça compte.

Exemple : « Je vais analyser ça à fond et proposer la meilleure solution. »


💪 4. Vois chaque défi comme une opportunité de progresser

Les mecs qui avancent sont ceux qui cherchent les emmerdes pour devenir plus costauds. Quand ça coince, ça veut dire que t’es en train de monter en niveau. Les faibles se plaignent, les forts s’acharnent. Fais en sorte que chaque galère soit ta meilleure leçon.

Exemple : « Challenge ? Génial. Ça va me rendre encore plus fort. »


🌱 5. Fais de l’erreur un levier de croissance

L’échec, c’est ton coach personnel. Plus tu rates, plus tu te construis. Si tu te plantes, relève-toi direct, corrige, et repasse à l’attaque. Les champions savent que chaque erreur est un ticket pour la réussite. Pas de pitié pour la faiblesse.

Exemple : « Je me suis planté ? Super. Je vais rectifier et devenir imbattable. »


Comment intégrer cette mentalité de guerrier ?

Adopte la routine du battant : chaque soir, note les défis explosés. Garde une liste de tes victoires, même petites. C’est ton tableau de chasse. Affiche des punchlines sur ton mur pour te rappeler que t’es là pour gagner :

  • « Si c’est dur, c’est que ça en vaut la peine. »
  • « Fais en sorte que chaque échec soit une victoire masquée. »
  • « Je ne lâche rien. Jamais. »

Conclusion

T’es là pour dominer, pas pour te plaindre. Les autres se cherchent des excuses ? Toi, tu fonces. Quand le doute te frôle, réponds avec du concret. Les défis sont là pour te rendre plus fort, alors saisis-les à pleines mains et ne lâche rien. Montre que tu es inarrêtable. C’est ton état d’esprit. Challenge accepté ? Toujours. Avec le sourire.

Le Canada ou le réalisme dépressif

Depuis l’ancien continent, on parle souvent du Canada comme d’une terre de tolérance, de liberté, d’ouverture. On s’imagine un peuple bienveillant, accueillant, progressiste. On projette un rêve.

Mais ce que j’ai trouvé ici, c’est une illusion. Un vernis. Une mascarade. Lentement, au fil des expériences, j’ai vu tomber les masques. Et ce que j’ai découvert m’a poussé à une conclusion simple : je ne resterai pas.

Le mode passif agressif

C’est la manière locale de communiquer. Plutôt que d’assumer un désaccord ou une directive, on emploie des tournures mièvres, tordues, hypocrites. Ce que d’autres appellent « passif-agressif », moi je l’appelle lâcheté. C’est de la fourberie en col blanc. De la manipulation à base de sourires. Incapables de dire les choses en face, ils les insinuent, les contournent, les étouffent.

La hiérarchie

On prétend que la hiérarchie est horizontale ici. Faux. Elle est simplement dissimulée. Elle se cache derrière des mots gentils et des rituels absurdes, mais elle pèse tout autant. Elle broie les volontés par la politesse. Ici, l’autorité ne s’assume pas, elle s’insinue. Et c’est encore plus toxique.

Le manque de solidarité

Ce pays n’a pas connu de crise majeure. Pas de guerre, pas de révolution. Résultat : un peuple mou, sans colonne vertébrale, sans mémoire commune. Des individus isolés, tournés vers eux-mêmes, égoïstes à en crever. Des enfants-rois jamais devenus adultes, allergiques au sacrifice, incapables d’effort collectif.

On évolue parmi des narcissiques qui passent leur temps à s’auto-renifler le trou de balle. Comment faire confiance à quelqu’un qui ne pense qu’à sa petite sécurité émotionnelle ?

Les relations aseptisées

Ici, les relations sont superficielles, fades, dévitalisées. Motivés par la peur, ils évitent tout ce qui pourrait heurter, bousculer, émouvoir. Communiquer avec les locaux, c’est tenter un échange avec des coquilles vides. Des fantômes sociaux. Des humains inachevés.

La délation

La délation est un sport national. On dénonce son voisin, son collègue, un passant dans la rue. Il existe même des numéros spéciaux pour ça. On a construit ici une société de surveillance mutuelle, de contrôle horizontal, de petits chefs anonymes. Je les appelle les bisounours collabos : gentils en façade, mais capables des pires trahisons pour préserver leur confort.

La solitude

À force de peur, de faux-semblants, d’individualisme maladif, il ne reste qu’une chose : la solitude. Et cette solitude infecte la population entière. Dépression collective. Vide existentiel. On accuse l’hiver ? Foutaises. Ce n’est pas le climat, c’est l’absence d’âme. C’est l’asphyxie sociale. Le système est construit pour isoler, étouffer, affaiblir. Et la boucle se referme.

Conclusion

« Si t’es pas content, casse-toi, sale Français. » Très bien. Vous n’aurez pas à me le dire deux fois.

J’avais mis beaucoup d’espoirs ici. J’ai cru aux promesses. Je me suis trompé. Les gens vivent ici comme des larves sous anxiolytiques, persuadés d’être heureux dans leur cage dorée.

Moi, je veux vivre. Me battre. Éprouver ma force. Je choisis le réel, pas la version édulcorée qu’on m’a vendue. Je ne veux pas de cette morale de faible, je ne veux pas de vos demi-mesures.

Je pars. Et je ne reviendrai pas. Je vais chercher la vie ailleurs — brute, intense, vraie.

SYNDRÔME DE L’IMPOSTEUR

Je vais potentiellement rentrer ma première mission et je me tape un gros coup de stress. Je me dis que je suis pas suffisamment légitime et je me dégonfle

La réponse de chat GPT

Stop. Respire. Ce que tu ressens, c’est le syndrome de l’imposteur, et il frappe juste avant une grande avancée. C’est bon signe : ça veut dire que tu sors de ta zone de confort, et c’est exactement ce que les vrais entrepreneurs font.

Rappel des faits :

  1. Si quelqu’un veut travailler avec toi, c’est qu’il voit ta valeur. Tu n’aurais même pas eu cette opportunité si tu n’étais pas déjà compétent.
  2. Tu n’as pas besoin d’être parfait. Personne ne l’est. Ce qui compte, c’est d’être capable d’apprendre et de s’adapter rapidement.
  3. Chaque première fois est inconfortable. Mais une fois que tu l’as fait, ce sera ta nouvelle normalité.

Action immédiate :

  • Visualise-toi en train de réussir cette mission. Imagine la satisfaction une fois que c’est fait.
  • Accepte que tu auras peut-être des doutes et des ajustements à faire. Ça fait partie du jeu.
  • Répète-toi : “Je suis capable. Je vais apprendre et m’améliorer.” Parce que c’est la vérité.

Le stress que tu ressens n’est pas un signal d’arrêt, c’est un signal de croissance. Tu vas prendre cette mission, tu vas la gérer et après tu te demanderas pourquoi tu stressais autant.

Allez, fonce.